Un cas de discrimination raciale au travail s’apprête à être rabaissé à du harcèlement psychologique devant les tribunaux. Femme à la peau noire, Tania (nom fictif) est en arrêt de travail depuis 2016. Selon ses dires, sa patronne lui a fait vivre un enfer dans le CHSLD en région où elle travaillait comme préposée aux bénéficiaires. Cette même patronne la poussait à faire des doubles quarts de travail, à faire des remplacements à répétition et ne lui payait pas ses jours fériés au même titre que ses collègues, profitant de son ignorance des lois. Elle lui a fait des commentaires sur ses rallonges de cheveux et lui a demandé devant tous ses collègues si elle les lavait. « Elle n’arrête pas de sentir mes cheveux et de me regarder de travers », peut-on lire dans la plainte. « Elle fait des commentaires dénigrants sur mon ex-mari et dit à mes collègues de ne pas s’asseoir où je m’assois parce que je suis sale compte tenu de ma relation avec ce dernier. » — Plainte de Tania Pour Katia Atif, de l’organisme Action Travail des femmes (ATF), si rien n’est traité sur la base de la discrimination raciale, il n’y aura pas de jurisprudence ni de statistiques sur le racisme en milieu de travail. « Ça perpétue ce qu’on dit dans certains médias, à savoir qu’il n’y a pas de racisme ou de sexisme au Québec. » — Katia Atif, Action Travail des femmes