Ottawa n’a pas de plan pour renflouer les coffres après la pandémie

Ottawa n’a pas de plan pour renflouer les coffres après la pandémie. Le premier ministre, Justin Trudeau, écarte la possibilité d’instaurer à court ou à moyen terme des mesures d’austérité ou un impôt spécial afin de rembourser la dette accumulée pendant la pandémie. « Nous allons pouvoir en sortir, j’espère, mieux positionnés que d’autres et on ne devrait pas avoir à amener des mesures exceptionnelles. » , — Justin Trudeau. C’est que le déficit du Canada devrait être de 252 milliards de dollars cette année, selon les prévisions du Directeur parlementaire du budget (DPB), une somme qui s’ajoutera à la dette du pays. La dette atteindrait alors 48,4 % du PIB du pays. Depuis plusieurs années, le Canada tentait de ramener ce pourcentage dans une fourchette de 25 % à 30 %. Malgré ces chiffres sans précédent, M. Trudeau ne pense pas que ce soit le temps de penser aux finances publiques d’après-crise, « […] pour l’instant, nous sommes concentrés sur ce qu’il faut faire pour aider les Canadiens à passer à travers ». Le DPB a aussi noté que la Prestation canadienne d’urgence coûtera beaucoup plus cher que prévu, soit 35,5 milliards de dollars au lieu de 24 milliards. . De même, la subvention salariale en coûtera 3 milliards de plus, pour une facture anticipée totale de 76 milliards de dollars.