Le bénévolat rajeunit à l'ère de la COVID-19

Un peu partout au Québec, des adolescents et jeunes adultes s’initient au bénévolat en donnant un coup de main aux plus âgés, confinés dans leurs maisons. Après le discours quotidien de François Legault du 26 mars, la plateforme «jebenevole» a été littéralement assaillie. Dès 13 h 30, 791 personnes avaient répondu aux 200 annonces qui se trouvaient sur le site. Récemment, de nombreux organismes communautaires ont manqué de bras parce que la majorité de leurs bénévoles habituels sont des personnes âgées, celles-là mêmes qu’on invite à rester chez elles pour se prémunir de la maladie. On aurait tort toutefois de penser que les jeunes ne s’intéressent pas d’emblée au bénévolat. Les statistiques montrent qu’ils sont au moins aussi nombreux que les autres générations à en faire. Le sociologue spécialisé dans l’étude des jeunes, Jacques Hamel, pense que des expériences de bénévolat vécues en ces temps de crise peuvent être marquantes. Avec l’engouement actuel des Québécois pour le bénévolat, le milieu communautaire est confronté à un nouveau problème: il manque désormais de gens pour les «gérer». Les organismes doivent notamment s’assurer que les candidats n’ont pas d’antécédents judiciaires, les former sur les mesures sanitaires et leur tâche, en plus de jumeler leurs disponibilités avec celles des organismes.