Coronavirus: vivre en ville, à 2 mètres de distance

Vivre en ville, à 2 mètres de distance. Si on peut s’attendre à un retour graduel des activités à mesure que la crise du coronavirus s’atténuera, la consigne des deux mètres de distance devra perdurer pendant des mois. Les trottoirs étroits peuvent être un obstacle à cette distanciation. À Montréal, le trottoir de l’avenue du Mont-Royal a été élargi, et Westmount a décidé d’imposer un sens de circulation sur les siens. Dans les commerces essentiels, des panneaux de plexiglas et la limite du nombre de clients ont déjà été mis en place. Les autres établissements commencent déjà à élaborer des mesures similaires. Dans les restaurants, c’est bien plus compliqué. Comment ouvrir une salle à manger quand le serveur ne peut même pas aller porter une assiette à la table?. Dans les parcs, les policiers ont à l’œil ceux qui ne respecteraient pas les deux mètres de distance. Des centaines de constats d’infraction ont déjà été dressés, partout au Québec. Les écoles et garderies pourraient rouvrir avant le 4 mai, a indiqué François Legault. Un bon signe pour une éventuelle ouverture des camps d’été et des camps de jour. Qui dit retour au travail dit achalandage dans les transports en commun, et donc proximité. Ceux qui ont préféré la voiture pendant la crise hésiteront sans doute à s’en détacher, croit le professeur Jean-Philippe Meloche. Il pense toutefois que le télétravail et les réunions virtuelles se poursuivront pour bon nombre de travailleurs, jusqu’à un réel retour à la normale