Comment mettre fin au confinement de façon sécuritaire?

De nouvelles études estiment que 40 % des cas de contagion se produiraient un à deux jours avant l’apparition des symptômes chez les personnes infectées. Cela vient faire monter d'un cran le niveau de difficulté d'un futur plan de déconfinement. Dans plusieurs pays, l’accès aux tests sérologiques est devenu l’une des voies envisagées pour amorcer le déconfinement. Ces tests sanguins détectent en 15 minutes les anticorps liés à la COVID-19 chez les personnes qui ont été infectées et pourraient permettre de savoir qui est «immunisé» et apte à retourner au travail. En Italie, les autorités de Vénétie ont amorcé de tels tests auprès de 100 000 personnes dans l’espoir de réinsuffler un peu d’oxygène à leur économie. Les États-Unis misent aussi sur ces tests pour redémarrer une partie de leur économie asphyxiée. Des dizaines de milliers de ces tests, produits ici même au Canada, à Markham en Ontario, sont expédiés aux États-Unis et en Europe. Santé Canada, se ralliant aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, n’approuve toujours pas cet outil diagnostic. Certains pays, comme la Chine, ont délivré des «certificats» aux personnes guéries de l’infection pour leur permettre, après 76 jours, de sortir du confinement à Wuhan. Pour les spécialistes, tant qu’il y aura de la contamination communautaire, comme à Montréal, il ne saurait y avoir de déconfinement sans risque. «Tant qu’on n’aura pas de vaccin, on n’est pas près d’abandonner la distanciation sociale.» - Dr Alain Lamarre, spécialiste en immunologie à l’INRS-Institut Armand-Frappier.