Qui sont les candidats à la chefferie du Parti conservateur du Canada?

Que la course à la chefferie du parti conservateur commence! Huit aspirants à la chefferie du Parti conservateur du Canada se sont qualifiés à la course. Le prochain chef conservateur sera choisi le 10 septembre. Survol des forces en présence. Patrick Brown Député d’arrière-ban du gouvernement de Stephen Harper de 2006 à 2015, Patrick Brown s’est surtout fait connaître après avoir fait le saut en politique provinciale, et s’est retrouvé au cœur de quelques scandales. Banni par le parti, Patrick Brown s’est fait élire maire de Brampton à l’été 2018. M. Brown, 43 ans, se pose en grand défenseur de la liberté de religion et mise sur sa popularité auprès des communautés culturelles. Jean Charest Après trente ans en politique suivis de dix ans dans le secteur privé, Jean Charest est entré dans la course à la chefferie en apportant quelques casseroles. Peu de jeunes conservateurs se souviennent de son passage sur la scène fédérale (1984-1998), au gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, puis à la tête du parti dans l’opposition. Ils le voient davantage comme un ancien premier ministre libéral du Québec (2003-2012). Ses premières prises de position ont détonné des positions traditionnelles du parti qu’il aspire à diriger. M. Charest a assuré qu’il n’assouplirait pas le contrôle des armes à feu, qu’il conserverait une forme de tarification fédérale du carbone, entre autres. Leslyn Lewis Nouvelle venue en politique fédérale, Leslyn Lewis avait causé la surprise lors de la précédente course à la chefferie de 2020 en arrivant troisième et remportant davantage de votes que chacun des deux meneurs avant d’être éliminée au second tour. Cette avocate de 51 ans du sud de l’Ontario est l’unique élue de race noire du caucus conservateur. Ouvertement pro-vie, elle insiste sur le fait qu’elle offrira cependant une plateforme et des idées politiques pouvant plaire à l’ensemble des membres conservateurs. Pierre Poilievre Député de la région d’Ottawa depuis ses 25 ans, Pierre Poilievre attendait impatiemment son tour de briguer la chefferie du parti au sein duquel il est impliqué — sous sa forme réformiste, allianciste, puis conservatrice — depuis son adolescence. Sa campagne porte presque exclusivement sur la «liberté». Celle de vivre sans mesures sanitaires contre la COVID-19, celle de ne pas se voir imposer une taxe carbone, celle de ne pas dépendre du pétrole importé de «dictatures», celle de voir l’État jouer un plus petit rôle. Leona Alleslev Cette ex-députée libérale devenue conservatrice souhaite faire un retour par la grande porte en politique fédérale. Elle s’oppose à la taxe carbone, appuie la construction d’oléoducs d’ouest en est, et souhaite une hausse des budgets militaires. Scott Aitchison Élu conseiller municipal de Huntsville à 21 ans, puis maire de la ville 20 ans plus tard, Scott Aitchison a rejoint la scène fédérale en 2019 lorsqu’il a été élu député de sa région de Muskoka, au nord de Toronto. L’élu de 49 ans s’oppose à la taxe carbone, aux décrets de vaccination fédéraux et à la Loi sur la laïcité de l’État québécois. Il promet une tournée du Québec pour rencontrer les citoyens touchés et voir de quelle façon «les soutenir pour que la loi soit abrogée». Roman Baber Avocat de formation, Roman Baber n’est député provincial ontarien que depuis 2018, quand il s’était fait élire comme progressiste-conservateur dans une circonscription de Toronto. Il a été expulsé du caucus de Doug Ford l’hiver dernier après avoir publié une lettre ouverte réclamant la fin des confinements anti-COVID-19. «Je me bats contre l’idéologie radicale de la gauche, la cancel culture», martèle-t-il sur Twitter. Marc Dalton Après une carrière dans l’enseignement primaire et secondaire en Colombie-Britannique, Marc Dalton en a entamé une seconde en politique. Député provincial de 2009 à 2017, il s’est fait élire au fédéral en 2019 à l’est de Vancouver. Au fédéral, M. Dalton s’est opposé au projet de loi interdisant les thérapies de conversion et a appuyé un projet de loi privé qui aurait criminalisé la pratique d’avortements sexo-sélectifs par un médecin. Il s’oppose à la vaccination obligatoire.