Une baisse des émissions de GES bénéfique pour l’environnement ?

Le 22 avril avait lieu le 50e Jour de la Terre, avec 4,5 milliards d’êtres humains confinés. Premier pays frappé par la COVID-19, la Chine a vu ses émissions de gaz à effet de serre (GES) reculer temporairement de près de 25 %, en raison notamment des effets de la pandémie sur le transport, mais aussi sur la production industrielle. À l’échelle de la planète, on s’attend aussi à une réduction pour cette année, même si celle-ci est pour le moment difficile à chiffrer avec précision. La production et la consommation d’énergie, qui comptent pour près de 80 % des émissions mondiales de GES, devraient connaître un recul d’au moins 5,5 %, selon une analyse de chez Carbon Brief. Cela équivaut à éviter l’émission de 2 milliards de tonnes, par rapport aux 33 milliards de tonnes produites en 2019. C’est l’équivalent de deux fois et demie les émissions annuelles du Canada. Cette baisse sera « temporaire », prévient l’Organisation météorologique mondiale. Une fois que l’économie mondiale reprendra de la vitesse, on prévoit un rebond des émissions de gaz à effet de serre. Pour espérer atteindre l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement global à 1,5 °C, les émissions devraient reculer chaque année de 7,6 %, d’ici 2030. Des appels se multiplient pour que la relance économique planétaire favorise une « transition » énergétique. Il est difficile de prévoir si la reprise sera aussi « verte » que celle souhaitée par le Programme des Nations unies pour l’environnement.