Le vélo et le jogging, une source de risque?

Le risque est «faible», souligne l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) dans une réponse écrite au Devoir. «Les gens qui pratiquent le jogging ou le vélo peuvent être exposés au virus. Toutefois, ce risque est considéré comme faible si les recommandations de santé publique sont appliquées.» – Institut national de la santé publique du Québec Ces recommandations sont désormais bien connues: distanciation physique, bonne hygiène des mains et respect de l’étiquette respiratoire. «Dans l’environnement extérieur, l’important pouvoir de dilution de l’air ambiant et la présence de vent favorisent la dispersion des gouttelettes ou des aérosols projetés par une personne infectée, diminuant ainsi le risque d’infection.» – Institut national de la santé publique du Québec L'activité physique et son intensité peuvent favoriser l'expulsion sur une plus grande distance que la normale, souligne l'INSPQ. «Toutefois, la trajectoire et le devenir infectieux des gouttelettes émises par un joggeur ou un cycliste dans l’environnement extérieur demeurent très incertains.» Le risque de transmission et d’infection demeure globalement «faible». L’INSPQ estime toutefois que «la pratique de la course à pied et du vélo devrait se faire à des moments de la journée et dans des endroits (ou itinéraires) où l’achalandage est moindre.» L'Institut recommande aussi d'éviter de se positionner directement à l’arrière d’un coureur ou d’un cycliste et, autant que possible, de moduler la distance de façon proportionnelle à la vitesse de déplacement.