Le baril de pétrole sous zéro, coup dur pour le Canada

Le baril de pétrole sous zéro, coup dur pour le Canada. Lundi, la valeur du baril coté à New York pour livraison en mai a chuté au-dessous de zéro. Dans un marché saturé, les investisseurs étaient ainsi prêts à payer pour trouver preneur. Les 159 litres de pétrole brut, qui s’échangeaient encore à 60 $ en début d’année et à 18,27 $ vendredi soir, ont finalement terminé à -37,63 $. Au Canada, l’effet ne se fera pas uniquement sentir dans l’Ouest, mais dans tout le pays, clame l’Association canadienne des producteurs pétroliers. Elle anticipe « une baisse de plus de sept milliards d’investissement en capital dans l’extraction et l’exploitation des secteurs pétrolier et gazier ». L’industrie milite pour un geste fédéral fort pour épauler le secteur auquel sont liés « des milliers d’emplois ». Tout n’est pas totalement perdu, le baril pour livraison en juin a, lui, fini à 20,43 $, après une baisse de 18%. Et il y aura beaucoup plus d’échange pour celui-ci, selon l’expert du marché pétrolier Matt Smith. La récente guerre des prix, aujourd’hui apaisée, entre la Russie et l’Arabie saoudite a toujours des effets, cette dernière ayant inondé le marché de pétrole à bas prix