La localisation de contacts par cellulaire pourrait être volontaire

Le premier ministre Justin Trudeau n’écarte pas l’idée de retrouver les personnes ayant été en contact avec un individu infecté par le coronavirus grâce au GPS de leurs téléphones cellulaires. « Les Canadiens sont très préoccupés par la protection de leurs informations et de leur vie privée. [...] Ce serait peut-être une possibilité de permettre des choix volontaires, mais ça reste encore à décider. » — Justin Trudeau, premier ministre du Canada Plusieurs chercheurs et entreprises planchent à l’heure actuelle sur des applications de géolocalisation qui faciliteraient la localisation de personnes ayant eu des contacts avec un individu déclaré atteint de la COVID-19. Le gouvernement fédéral serait en discussion avec « une douzaine d’entreprises » à ce sujet. L’idée n’est pas tellement d’adopter une technologie unique à l’échelle du pays, mais plutôt d’assurer une « interopérabilité » des applications. Theresa Tam, la cheffe de l’Agence de la santé publique du Canada, a toutefois émis une mise en garde. Ces applications ne doivent pas se substituer au dépistage habituel de contacts : l’application étant volontaire, la vérification ne serait pas exhaustive. Il y a aussi un risque que ces applications génèrent de fausses alarmes. « Cela peut générer des faux positifs si vous vous adonnez à tout simplement passer en voiture à côté de quelqu’un et qui votre téléphone soudainement émet un “bip !” » — Theresa Tam, cheffe de l’Agence de la santé publique du Canada